
et tu as toujours peur maintenant?
En fait ce sont des légendes issues d'un peu partout! Stavros les a déjà lues sur l'autre fofo mais je peux te les mettre!
Tiens en voilà une:
Les milles florins
Il fut un temps où la florissante cité allemande d'Hamelin fut envahie par les rats. Ils se trouaient partout. Pas un recoin de la ville n'y échappait. On les trouvait dans les armoires, les chapeaux, les souliers, les marmites, léchant les restes de nourriture... La nuit, ils venaient dans les lits vous chatouiller le nez ou mordiller les pieds. Les plus gros s'attaquaient même aux chiens, aux chats et aux bébés dans leur berceau. Bref, ils étaient les maîtres de la ville.
Aussi, le maire et ses conseillés se réunirent pour essayer de trouver une solution. Jusqu'ici, piège et poisons étaient posés en vain. Soudain, alors qu'ils se creusaient la tête pour chercher l'issue de leur soucis, on frappa à la porte. Un homme tout de bleu vêtu, au regard noir perçant se montra alors.
Le maire, importuné, exigea une présentation. L'etrange personnage explica qu'il pouvait au moyen d'un charme, en jouant du pipeau, faire que tous les rats de la ville le suivent, où qu'il aille. Ce charme avait déjà fonctionné dans des lieux tels l' Egypte ou Babylone. Il exigea mille florins de ses services.
L'affaire conclue, le sorcier parcouru la ville dans ses moindres recoins tout en jouant une mystérieuse mélodie à vous glacer le sang. Lorsqu'il eut rassemblé tous les rats, l'étranger les mena à la rivière et les fit se noyer.
Les villageois festoyèrent pour cet évènement et le sorcier réclama sa récompense, mais le maire fit comme si rien n'avait été convenu et refusa. Le sorcier lança une menace et dans la rue, une nouvelle fois, porta l'instrument à ses lèvres et souffla trois notes accordées. Aussitôt, les enfants, comme fascinés, se mirent à le suivre en dansant. Ensemble, ils franchirent les portes de la ville et disparurent derrière les montagnes.
Bien que des messager furent envoyés à leur recherche, jamais on ne les revit. Certains pensent que l'étranger les avaient conduit dans un pays où le printemps y est éternel, d'autres, qu'il les avait noyés comme les rats, pour se venger.
Marc Renier